Témoignage de Michèle au lendemain du stage ânier du 25-26 avril

Pour que le rêve devienne réalité !

Un âne, c’était mon rêve, … il y a cinquante ans déjà ! Et le 9 décembre 2007, Hélène, six mois, est venue rejoindre mes chèvres dans la prairie.
Découverte mutuelle, plaisir de s’en occuper, collection de livres et de magazines sur l’âne pour être certaine de bien faire, et des questions qui restent… Dans le jardin oui, mais à la rue ??? En bonne santé, comment le savoir ? … Que puis-je lui demander de faire ? Comment la faire monter dans ma camionnette ?
Envie d’un premier stage d’ânier au mois d’août 2008 qui n’a pu se réaliser pour des raisons familiales et … là, sous mes yeux, à l’écran, l’annonce d’un stage les 25 et 26 avril au Pas de l’âne à Trooz.

Un accueil par les Pascale(s) et leurs enfants tel qu’on se sent bien tout de suite. Un formateur, Maurice, qui prend le temps d’écouter les attentes de chacun, et un groupe : Béatrice, Guy, Dominique, Brigitte, Evelyne, Anne, Shama et moi.

Un stage bien pensé, bien mené, qui, à côté de la théorie à connaître, va surtout nous plonger dans « le faire » : prendre contact avec les ânes et les mulets (suivant les activités), monter et descendre des escaliers (quoi, là tout de suite et ça marche ?!), faire les nœuds dans la longe pour les attacher, les brosser, les étriller, curer les pieds. Et pendant ce temps faire connaissance, tisser des liens entre les personnes du groupe et avec les ânes. Là, déjà, les problèmes de pied, on en savait beaucoup plus d’un coup !
Partir en promenade sur le circuit santé : chemin caillouteux, ça passe, entre deux arbres, ça passe, sous un engin de la piste, ça passe. Au retour, nous n’étions plus les mêmes, ni les ânes, ni nous.
Après chacune de ces activités, tout au long du stage, un moment d’analyse, d’observation, d’expression du ressenti et de réflexion à propos de tout ça.

Le lendemain, autre découverte : attendre dans un pré où, loin de nous, des ânesses suitées paissent. … Se rendre compte que l’air de rien, au bout d’un moment, notre présence n’a pas laissé la concierge indifférente et que la voilà qui emprunte le chemin de notre rencontre, suivie, à leur rythme, par les autres. Occasion de découvrir et de chouchouter les ânons, de revoir le soin des pieds, … « Troupeau » d’hommes et de femmes autour d’une ânesse suitée, sans longe, bulle qui avance au pas de l’âne, force des liens entre nous qui mène l’ânesse et son petit là où ils devaient aller.
Et puis, rencontre des grands ânes, du grand mulet et escapade jusqu’au pont qui enjambe le ruisseau. Un petit raidillon à grimper ou à descendre, passage du ruisseau. Parcours-Aventure pendant lequel se tissent les liens entre les ânes et nous, entre nous les membres du groupe, sentiment de faire équipe avec l’âne et le partenaire, … bonheur de réussir ce que l’on croyait impossible, sentiment de force qui se dégage de l’équipe homme ou femme et âne.
Certitude que l’âne participe au bien-être de l’homme. Conviction de tout le bon à venir.

Ce lundi matin, j’ai travaillé une heure avec Hélène. Elle n’a pas reçu de carotte ou de pomme pour son travail, mais des preuves de confiance et des témoignages de fierté et d’affection. De ceux qui la font se sentir bien dans sa tête d’âne. La nourriture, il en faut mais pas trop, Hélène, on le sait maintenant. Les câlins c’est bien et c’est bon à prendre et à faire, mais travailler en équipe, pour une ânesse et une femme, c’est du bonheur aussi.

Merci Maurice, merci Pascale et Pascal.
Michèle